Susciter l’engagement des femmes en politique

Dans la suite des élections communales, j’ai participé à l’atelier que l’asbl Flora organisait afin de susciter l’engagement politique des femmes, au-delà des partis.

Dans les échanges, j’ai insisté sur la nécessité d’assurer la représentation des femmes dans les organes de décision, après les acquis en termes de parité sur les listes.

Un aperçu de la représentation des femmes en politique dans le monde nous apprend que 35 % des nations souveraines ont été dirigés par au moins une femme dans les cinquante dernières années. A l’heure actuelle, le monde compte un peu moins d’une trentaine de femmes à la tête d’Etats sur 144 nations observées. Les femmes cheffes d’Etat ou de gouvernements ont des mandats relativement courts.

En ce qui concerne les gouvernements : alors que les femmes n’atteignent les plus hautes responsabilités que dans 15 % des pays, 95 % des gouvernements comportent des femmes. Néanmoins, les gouvernements sont en moyenne composés de seulement 20 % de femmes.

Pour ce qui est des Parlements : la moyenne mondiale de la présence des femmes dans les assemblées atteint également la vingtaine de pourcents (22,6 %).

En Belgique, la parité sur les listes est effective depuis 2006. A l’issue des élections communales d’octobre 2018 à Bruxelles, qui ont consacré en outre la « tirette », 48,8 % des élus sont désormais des élues.

Néanmoins, dans les fonctions exécutives, la représentation des femmes n’est pas encore égalitaire. L’ordonnance bruxelloise de février 2018 sur la parité permet des dérogations, comme la condition qu’au minimum un tiers des membres du collège des bourgmestre et échevins soit de l’autre sexe. A la Ville de Bruxelles, le collège récemment formé ne compte ainsi malheureusement que 4 femmes pour 7 hommes…

Les partis ont aussi un rôle à jouer, en désignant notamment des femmes têtes de liste, et donc négociatrices, et en plaçant des femmes aux responsabilités.

Les femmes de leur côté, doivent parfois davantage s’imposer et croire en elles, c’est pourquoi des initiatives d’empowerment sont à développer.

J’espère à terme que les femmes ne devront plus prouver qu’elles sont compétentes, pour être considérées avant tout comme des politiques et pas comme des femmes en politique.

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