Harcèlement de rue

harcèlement de rueDans le cadre du Conseil communal de ce lundi 23 novembre 2015, j’ai demandé un point sur les sanctions appliquées contre le harcèlement de rue lié au sexisme.

En 3 ans après le fameux film de l’étudiante Sofie Peeters au Centre-Ville de Bruxelles, l’Echevin de l’Egalité des Chances Mohamed Ouriaghli a répondu que le nombre de dossiers ayant pour motif l’insulte s’élève à 246. Cependant, le nombre de dossiers ayant trait à des insultes sexistes n’est que de 37, et ce pour des amendes oscillant entre 50 et 175 euros.

Selon l’Echevin, « l’explication de ce nombre bas est lié aux entraves de la mise en œuvre de la sanction : d’une part les victimes portent rarement plainte, d’autre part le plus souvent elles ne connaissent pas l’identité de l’auteur des faits ». Toutefois, la sanction administrative a le mérite d’exister. « Ce texte de loi permettant d’appuyer que certains comportements ne sont pas tolérés constitue un outil pour les gardiens de la paix et les travailleurs de rue lors de leur travail de prévention ».

En ce qui concerne le travail préventif, une série de mesures concernant la lutte contre les violences faites aux femmes et le respect de l’égalité des genres sont mises en œuvre sur le terrain et dans nos écoles. L’Echevin marque en outre sa volonté « de ne pas limiter les actions aux victimes mais de les orienter davantage vers les hommes ». Ainsi, il a déjà « soutenu le planning familial de la Senne pour mener une sensibilisation des jeunes au harcèlement de rue et au sexisme. Une opération menée en partenariat avec l’association Touche pas à ma pote et qui pourrait être reconduite et élargie ».

Face à l’application réduite de la sanction proprement dite, il importe selon moi de renforcer la prévention ciblant le phénomène de harcèlement de rue lié au sexisme dans l’arsenal des initiatives promouvant l’égalité entre les femmes et les hommes à Bruxelles : il faut renforcer la conscientisation de ce qui ne peut être ni dit ni entendu dans nos rues, rappeler la capacité de porter plainte ainsi que l’existence de sanctions.

Dans cette optique, j’espère en effet voir rééditer et étendre, voire pérenniser, une action de sensibilisation avec une association spécialisée à Bruxelles. Il y va d’une liberté fondamentale au cœur de notre vivre ensemble.

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