Carte blanche sur le « libéralisme d’ouverture » – avec Gautier Calomne

Les progressistes, les humanistes, c’est nous.

Pour un libéralisme décomplexé.

Bruxelles a changé, change et changera encore.

D’ici à 2020, la Région bruxelloise comptera chaque année 15.000 habitants de plus, parmi lesquels près de 25% de jeunes. Cela représente chaque année 1.300 places supplémentaires dans les écoles, 7.200 personnes sur le marché du travail, 7.300 logements.

A Bruxelles, la moitié de la population est d’origine étrangère. L’évolution démographique est due à la fois à la vitalité des naissances et aux migrations, aujourd’hui majoritairement européennes.

Va-t-on continuer à énoncer les besoins et manquements ? A craindre les risques ? La vision d’avenir qu’il faut pour Bruxelles, c’est la liberté.

Le libéralisme fait confiance au potentiel de l’individu, qu’il place au cœur du projet de société.

L’éducation, première des libertés. L’enseignement ouvre l’esprit et les perspectives. Par son mérite, chacun doit pouvoir viser l’excellence, qui permet de trouver sa voie et de s’épanouir. Pour y atteindre, le libéralisme pose l’égalité des chances comme condition première. La priorité absolue ? Assurer la qualité de l’enseignement dans toutes les écoles de tous nos quartiers. Il faut revoir le CEB à la hausse, généraliser le « bac » (TESS), stopper l’encouragement à l’échec de « l’école de la réussite » et faire des filières techniques et professionnelles des filières d’excellence. Les entrepreneurs sont prêts à établir des partenariats où ils forment les élèves aux outils actuels ? Laissons nos jeunes faire le choix positif d’une carrière professionnelle hautement qualifiée.

Travail = émancipation. Le travail permet de prendre sa place dans la société, de réaliser son projet personnel, d’être responsable de sa vie. Chacun doit pouvoir prétendre à l’autonomie par le travail : la création de sa propre activité ou l’insertion sur le marché du travail. Le travail permet le bien-être humain et contribue à la prospérité sociale : les Bruxellois doivent créer de la richesse à Bruxelles. Notre capitale est un pôle d’attractivité national et européen, stimulons la créativité des Bruxellois dans le commerce, l’industrie, l’innovation. Lancer une initiative doit être plus simple administrativement, fiscalement.

Le but des chômeurs, c’est de sortir du chômage ! Le chômage est une assurance en cas de perte d’emploi qui se doit d’être juste. Les moyens doivent se concentrer sur la mise au travail effective des personnes : il faut mieux centraliser les offres, suivre de près chaque demandeur d’emploi et proposer les formations de base (langue, présentation de soi) et professionnelles ajustées aux besoins des entrepreneurs bruxellois. Il faut encourager l’effort en continuant à augmenter le différentiel entre revenu de travail et revenu de remplacement mais aussi en modernisant les plans emploi, qui en exigeant une certaine durée de chômage encouragent trop souvent… le chômage. La discrimination à l’embauche est l’opposé de l’émancipation : il faut renforcer les moyens de l’objectiver pour la sanctionner.

A la base, le logement. Le logement permet de s’établir, de fonder un foyer, de créer un patrimoine. Etre propriétaire, c’est être libre de son logement. Il faut favoriser cette liberté pour les ménages qui font le choix de s’installer à Bruxelles et aussi pour les bénéficiaires de logements publics. Acquérir un logement public renforce l’autonomie et la responsabilité à l’égard de son habitation. Comme pour l’emploi, toute discrimination dans l’accès au logement locatif est à l’opposé de la liberté. Le logement doit contribuer à mener une vie digne : le logement social est celui qui fait rebondir en cas de difficultés de vie. Il faut favoriser le retour au rôle actif des personnes par une rotation accrue des locations et la création des nouvelles constructions dans une logique de mixité plutôt que de blocs fermés sur eux-mêmes.

Vivre ensemble, dans la liberté de l’individu. Le libéralisme est la philosophie politique de l’ouverture : la richesse est dans l’échange. La liberté, c’est aussi ce que nombre d’immigrés sont venus trouver chez nous. Le défi ? Réaffirmer que chaque individu a un avenir à Bruxelles grâce à cette liberté, qui suppose aussi la responsabilité. Il faut pour les nouveaux arrivants un parcours d’intégration obligatoire qui veille entre autres à l’apprentissage d’une langue nationale. Il faut être très clair contre toute discrimination, contre tout ce qui conduit à des « ghettos ». De même, il faut être très clair concernant le cadre nécessaire à la cohésion sociale. Dans la tradition humaniste des Lumières, notre libéralisme est celui qui fait prévaloir le libre choix de chacune et chacun. Notre démocratie protège les libertés individuelles et consacre notamment la séparation des églises et de l’Etat ainsi que l’égalité des hommes et des femmes. Notre projet de société doit être profitable à tous, c’est pourquoi il ne peut être soumis à des revendications particularistes.

Le respect, consécration de la liberté de l’autre. Le respect est ce que l’on exige et ce que l’on doit. C’est la sécurité mais c’est aussi le bien-être indispensable pour faire le choix positif de vivre en ville. Il faut une sanction de l’autorité pour la première infraction, notamment par une réponse policière immédiate. Les stewards doivent être mieux utilisés comme de vrais gardiens, formés et légitimés comme tels. Le respect que l’on reçoit est ce qui donne confiance et donne envie de respecter : l’exclusion, le mépris, le racisme sont aux antipodes du respect et donc de la liberté.

Bruxelles a un avenir.

Le libéralisme fait le choix de l’optimisme, de l’autonomie, du talent de chacune et chacun.

L’éducation, le travail, le logement, le vivre ensemble, le respect relèvent de libertés qui doivent devenir des libertés réelles, accessibles à tous.

Devant les défis bruxellois, il faut plus de libéralisme. Ce libéralisme est ancré dans la réalité de notre ville, mixte, contrastée, colorée. Il récuse les conservatismes, les peurs, les replis pour se projeter demain. Ayant pour seule foi l’individu qu’il met à l’abri des communautarismes, il est authentiquement humaniste. Dépassant la logique de classes, la tendance au misérabilisme ou le déni de modernité, il est véritablement progressiste.

Nous voulons œuvrer à cette vision d’avenir pour tous.

A ce libéralisme ouvert et décomplexé.

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